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Les fluctuations du rivage à la fin de l’oligocène et au début du miocène à Carry.

 

Une promenade sur la côte bleue depuis la plage du Rouet jusqu’à la sortie de Carry permet de reconnaître 2 séquences transgressives (oligocène terminal et aquitanien basal) contemporaines du rifting qui a précédé la dérive de la Corse-Sardaigneau burdigalien. -ph1-

Le rocher de la Vierge (oligocène terminal) est bien séparé du crétacé du massif de la Nerthe par une belle faille normale dont on aperçoit des parties de miroir au dessus de la voie ferrée.-ph2-

De ce point de vue, on retrouve vers l’ouest, le prolongement de cette faille normale -ph 3 et 3a- et les terrains oligocènes argileux qui présentent un contraste frappant de couleur.-ph4-

Argiles rouges continentales (formation conglomératique du Rouet)  et argiles beiges marines (formation pararécifale du cap des Nautes).

-Rouet plage : 2 formations conglomératiques aux argiles rouges (montmorillonite).-ph5-

La formation conglomératique inférieure :

Alternance de grès argileux et de poudingues correspondant à des chenaux en tresses et leur plaine d’inondation.

Les pendages et la disposition des galets mais aussi les petites failles normales synsédimentaires visibles sur la route D5 indiquent que les apports se faisaient depuis le Sud-Est.-ph6-

La nature des galets (quartzites, phtanites, quartz, roches endogènes) avec peu de calcaires et les minéraux de la matrice sableuse (grenats, tourmaline, andalousite,chlorite…) correspondent à des éléments provenant d’un socle cristallin (corse-sardaigne avant dérive).

La formation conglomératique supérieure :

Même alternance argiles-poudingues. Même milieu de sédimentation.

Dans les argiles, il y a des traces verdâtres qui sont pour certaines des bioturbations et pour d’autres des traces de rhizomes de plantes littorales (type roseaux et autres). Des gastéropodes, Wenzia ramondi, datent cette formation de l’oligocène terminal (fin chattien).-ph7-

Contact entre ces 2 formations par une surface d’érosion (discordance).-ph8-

Peu d’éléments cristallins (environ 15%) , surtout des calcaires locaux. Les éléments cristallins sont remaniés à partir de l’unité inférieure.

Les axes des chenaux donnent une direction d’apports du NNO à NNE ; ce sont des apports venant des reliefs de la Nerthe.-ph9-

Il y a donc inversion du sens des apports. Après le dépôt de l’unité inférieure, la mer doit être plus basse; il y a creusement d’une vallée, puis remplissage de celle –ci (en on lap) avec le dépôt de l’unité supérieure.

D’ailleurs, la fin de l’oligocène est bien marquée par une régression de la mer.-ph10-

-formation pararécifale du cap des Nautes :

Un peu plus loin, les argiles sont de couleur beige, à illite. Elles alternent avec les poudingues à éléments d’origine locale.-ph11 et 12- On peut y trouver des fragments de coquilles de lamellibranches, des éponges perforantes (cliones), ce qui indique un milieu marin très littoral,-ph 13- le cours d’eau se jetait en mer au niveau d’un delta ; la mer arrive, mais le cours d’eau persiste.

La brèche cyclopéenne, est un éboulis de la falaise littorale qui devait être très proche.-ph11-

Au dessus, les argiles sableuses renferment des coquilles de bivalves (Amussium)-p14 et 15- et des fragments de lignite –ph16-; des oursins fouisseurs-ph17- (Scutelles), débris de coraux….succession de faciès de vasière littorale, lagon à l’arrière d’un récif.

Puis un premier récif, au ras de l’eau et un second quelques mètres au dessus, -ph18, 19, 20, 21-séparés par quelques bancs dont certains riches en térébratules indiquent un approfondissement.-ph22-

 

Le second récif est remarquable,-ph23, 24, 25- gerbes de corail en position de vie, renversées et servant de support à d’autres organismes, écosystème riche avec, entre autres, des huîtres, pectens, oursins, algues rouges dont des rhodolites,-ph26- etc…

 

-la formation saumâtre de Rousset vient le recouvrir et le tuer,-ph27-

 avec des sédiments sablo-argileux gris, riches en matière organique, morceaux de lignite,-ph28-  accumulation de coquilles de bivalves, terriers-ph29-, lumachelle à Meretrix_ph30- (bivalve fouisseur), des moules-ph31-, Tympanotonos et Potamides –ph32 et 33-(gastéropodes de la mangrove), bois flottés recouvert par des cyanobactéries stromatolitiques.-ph34 et 35-

La série se termine dans l’anse de Rousset, côté ouest, par une dalle à Potamides –ph36- très bien conservés, témoin d’un faciès de lagon avec mangrove.

 Résumé sur la première séquence transgressive.-ph37,38, 39-

 

-Formation bioclastique de Carry :-ph40-

Au dessus de la dalle à potamides, une autre dalle, mais, à turritelles,-ph41 et 42- suivie d’un banc à bryozoaires (genre Smittina). –ph43 et 44-

Comment la profondeur peut elle passer de presque rien à 50 ou 80 m en si peu de temps ? d’autant qu’on est encore en période de régression ; –ph10-;l’approfondissement assez brutal est d’origine tectonique (jeu des failles normales lié au rifting).

La suite de la série montre des marnes pélagiques, des grès (dunes sous-marines), -ph45- puis un troisième récif, plus étendu que les autres, riche en formes variées.-ph46, 47, 48, 49-

La suite jusque vers la tuilière,-ph50-  comprend des marnes bioturbées, des calcaires bioclastiques, des grès affectés par de grosses bioturbations.-ph51 et 52-

Résumé sur la deuxième séquence transgressive.-ph53-

 

-formation biodétritique de Sausset.

Elle commence par deux bancs à lucines juste au dessus des bancs à grosses bioturbations.-ph54 et 55-

C’est le début d’une troisième séquence transgressive. ( à suivre !).-ph56-

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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