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Les fluctuations du rivage à la fin de l’oligocène et au début du miocène à Sausset-les-Pins.

 

Après une zone d’invisibilité due aux écroulements et aux interdictions de promener sous les falaises instables,

on retrouve  les séquences transgressives oligo-miocènes, à la sortie de Sausset-les-Pins.

 

Anse Boumandariel :

 Les calcaires barrémiens à fort pendage vers le sud présentent une surface d’érosion aplanie. Au dessus, un biseau sédimentaire bien visible aussi bien de l’Est que de l’Ouest, correspond à la transgression oligocène (chattien). -ph1-2-3-4

Au pied du relief, la brèche à gros blocs barrémiens correspond à un éboulis de pied de falaise. –ph 5-6 Le tout présente des perforations de pholades et de cliones (éponges perforantes). –ph 7-8 C’est une côte rocheuse que la transgression oligocène va recouvrir en discordance.

Premier dépôt, un poudingue à galets locaux de barrémien, hétérométrique, présentant aussi des perforations de cliones et des trous de pholades.

Au dessus, un calcaire à huitres et coraux (Porites, qui supportent une certaine turbidité), couchés : récif frangeant. On peut y trouver également des pectens et des algues rouges (mélobésiées). –ph9

Puis un deuxième récif corallien avec quelques tarets au dessus. –ph 10-11

Vient ensuite un grès  présentant quelques bioturbations et des tarets (mollusques bivalves, vermiformes, qui creusent des galeries dans les bois immergés), alignés par des paléocourants Nord-sud (passe entre les récifs frangeants). –ph 12

Un poudingue à galets calcaires et permiens dans une matrice gréseuse se trouve juste au dessus. –ph13

Enfin, un poudingue à galets calcaires assez gros vient terminer cette première séquence transgressive oligocène. –ph14

Résumé sur cette première séquence transgressive. –ph15

La coupe se poursuit par un premier récif corallien à gerbes couchées, matrice sableuse, des Porites qui supportent une certaine turbidité. Une  faille normale affecte ce récif, témoin d’une tectonique en distension. –ph16-17

Une série de bancs gréseux dont une couche à coraux couchés recouverts par un poudingue à blocs assez gros dont certains sont clionés, font suite. –ph18-19

 Un nanofossile découvert récemment daterait cette couche de l’aquitanien.

 Au dessus, un deuxième récif, très beau, à grosses gerbes de Porites couchés puis qui se dressent, témoignent d’un certain approfondissement ; une deuxième espèce de coraux appartenant à la famille des Favidés est visible vers le haut. –ph20-21-22

Quelques bancs de grès à débris de fossiles le recouvrent et un troisième récif –ph23-24-25 affecté par des failles normales métriques est recouvert à son tour par des grès à débris de lamellibranches, -ph26 puis on peut reconnaître des turritelles et des bryozoaires du genre  Smittina qui témoignent d’un approfondissement certain (80 m de profondeur environ). C’est la transgression aquitanienne. -ph27-28

Les couches qui suivent sont encore des calcaires gréseux érodés vers le haut sur plus d’un mètre ; érosion de type karstique, donc à l’air libre. Il manque la fin de la séquence aquitanienne, suite à une émersion à la fin de cette période. –ph29-30

En résumé, il y a de petites fluctuations du niveau de la mer entre la côte et des récifs frangeants ; les failles normales montrent que la tectonique joue un rôle important dans ces fluctuations- témoin l’approfondissement brutal pendant La transgression aquitanienne. La partie régressive de cette séquence est très incomplète, l’émersion et l’érosion qui a suivie en sont responsables.

Le burdigalien repose en discordance sur l’aquitanien. Ce sont des poudingues  (base de la transgression) à galets de quartz vert, galets sombres, exogènes et des calcaires clairs bioclastiques qui s’infiltrent  dans les  vides des calcaires aquitaniens très érodés, aux strates  désorganisées. –ph30-31

Le dessus de la dalle est riche en fossiles entiers et en débris : lamellibranches, balanes, pectens, oursins Scutelles. –ph32-33

 

Pointe des Tamaris :

  Du dessus de cette dalle à nombreux oursins Scutelles on a une vue sur la pointe des Tamaris, interdite d’accès à cause des écroulements qui peuvent survenir à tout moment. –ph34-35  On peut toutefois s’approcher des marnes grises riches en débris de fossiles et en dents de requins qui terminent cette transgression burdigalienne. - ph36  Les deux transgressions du burdigalien et la base du langhien sont visibles de loin. –ph37

Du haut des escaliers, on peut voir des clinoformes dans la barre langhienne qui sont des restes de dunes hydrauliques formées par les paléo-courants de l’époque. –ph38

L’oxydation visible à la base du langhien, s’est faite à l’air libre ; donc vidange, régression complète à la fin du burdigalien. –ph39

 

Ste Croix-Beaumaderie :

Le plan de faille qui a affaissé le barrémien a formé un fossé rempli de sédiments oligocènes, formant un éventail de brèches très redressées, de marnes et calcaires lacustres à oogones de charas. Le tout est scellé par le burdigalien qui s’avance sur une surface d’érosion présentant des trous de pholades. –ph40-41-42

Autre vue de la discordance burdigalienne ; les marnes oligocènes présentent parfois des slumps  signe qu’il y a plus d’espace, les couches en cours de diagénèse descendent dans le bassin lacustre lorsque les failles se manifestent. –ph43-44

Ces biocalcarénites burdigaliennes ont été exploitées en carrière depuis l’époque romaine. Les traces de roues dans la roche miocène sont bien identifiables et témoignent de l’intense activité des hommes. –ph45-46

Les grès et marnes gréseuses, au dessus, renferment des débris de fossiles et des dents de requin comme à la pointe des Tamaris.  -ph47

Aujourd’hui, la carrière est en grande partie sous l’eau. Le sud de la plaque européenne s’enfonce sous l’eau depuis la fin de la dernière glaciation car la calotte glaciaire est moins importante et pèse moins (isostasie). Ce phénomène est  amplifié par le poids des sédiments du delta du Rhône tout proche.  –ph48

 

 

Conclusion pour Carry et Sausset-les-Pins :

  Il n’y a pas de transgression à la fin de l’oligocène, il y a plutôt une régression  –ph49; donc Les fluctuations de la mer à la fin de l’oligocène  sur la côte bleue, ont une origine tectonique. La présence de failles normales va dans ce sens.

Les cours d’eau amènent des galets qu’on ne trouve pas en Provence de la fin oligocène à la fin aquitanien. De nature cristalline, on les trouve soit dans les Maures, soit en Corse ou Sardaigne.

A partir du burdigalien, il n’y a plus de galets exogènes

Les relevés sismiques montrent un amincissement de la croûte continentale, affectée de failles normales. Les blocs basculés sont le siège d’une sédimentation syn-rift à l’oligocène. -ph50

La carte de France du BRGM montre  une marge passive et une croûte océanique entre Marseille et  la Sardaigne  -ph51

Les sédiments burdigaliens scellent les failles normales et  recouvrent toutes les structures : ce sont des sédiments post-rift.

Modèle : -ph52 bassin arrière-arc, lié à la subduction de la plaque africaine. Un mini océan va séparer la Provence de la Corse –Sardaigne

Les transgressions miocènes sont donc dues à la formation du bassin arrière-arc, mais qu’il faut coupler à une transgression mondiale ph49 due à l’activité des dorsales océaniques (ouverture océan atlantique nord, par exemple).

 

 

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