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Géologie du massif de la Ste Victoire

3 sorties nous ont permis d’appréhender la géologie du massif de la Ste Victoire.

Les travaux de S.Leleu (thèse 2005) et de N.Espurt (cerege-2011) nous ont bien aidés.

La Ste Victoire a une largeur de 5 km et une longueur de 18km (ph-carte géologique simplifiée) ;

elle culmine à 1011m d’altitude. Sa terminaison périclinale est bien visible vers Pourrières (ph1).

Une surface d’érosion antémiocène lui donne une altitude à peu près constante d’Est en Ouest (ph2).

Des vestiges de miocène ont été trouvés dans les paléosols (terra rossa) du Baou des Vespres ( Cl.Rousset-thèse 1968).

A l’Ouest, le massif apparaît tronqué, les terrains jurassiques sont abaissés et la surface d’érosion a conservé son

miocène discordant (ph3, 4, 5).

La faille d’Aix est responsable de cet abaissement brutal.

La partie Est : entre Pourrières et St Ser.

La montagne chevauche vers le nord le bassin de Rians (jurassique sur hauterivien, au grand Sambuc)-(ph6).

Les couches plongent fortement vers le sud (ph7).

Sous la falaise jurassique et crétacé inférieur affleure le crétacé supérieur lacustre. La lame peu épaisse de Fuvélien fortement redressée pend vers le sud (ph8). Plus bas, le Bégudien présente dans une plaine d’inondation des chenaux dont les bases indiquent le redressement (ph9).

Le grès grossier est composé à 90% de quartz, muscovite, zircon, apatite (ph10). Ces cours d’eau venaient d’un massif cristallin plus à l’est (Maures, Sardaigne avant dérive).

Près de la route affleure le Rognacien inférieur argileux puis le calcaire de Rognac (ph11). Font suite les argilites rouges du Rognacien supérieur et le poudingue de la Galante à quartz, phtanites, gneiss, basaltes, cipolins, minéraux lourds. Le cours d’eau qui a amené ces galets venait lui aussi d’un massif cristallin situé plus à l’est.

Au dessus, la barre blanche est le calcaire de Vitrolles (Danien),  premier étage du tertiaire dont la série continue jusqu’au Lutétien constitue le plateau du Cengle. Les faciès sont toujours lacustres, il y a toutefois réduction de l’étendue lacustre depuis le Fuvélien jusqu’au Lutétien. La barre du Cengle ( yprésien, ou calcaire de St Marc) Est bien marquée dans le paysage (ph12).

La partie centrale : de St Ser au Baou des Vespres.

Si le poudingue de la Galante est à peu près horizontal au sud du Cengle (ph13), il est fortement redressé, son épaisseur réduite du côté nord.

Le calcaire Vitrollien (Danien) subit une variation latérale de faciès au pied de la Ste Victoire et passe à des grès et des brèches polygéniques correspondant à des cônes alluviaux déposés dans une plaine d’inondation pendant la surrection de la montagne (ph14). Il est lui aussi redressé et renversé dans sa partie bréchique (ph15, 16).

Le responsable en est le chevauchement vers le sud de cette partie de la Ste Victoire qui est donc différente de la partie Est.

Le crétacé supérieur de la Torque chevauche vers le sud et renverse les couches du Rognacien et du Danien. Il est lui-même chevauché par la haute chaîne (ph17,18). Ce crétacé supérieur de la Torque est constitué d’une brèche rognacienne qui montre que cette partie de la montagne a commencé à s’élever et donc à s’éroder avant la partie Est.

Le secteur des 2 aiguilles : près de la maison de Ste Victoire.

Les brèches visibles correspondant à des cônes alluviaux mettent en évidence la grande accumulation de produits résultant de l’érosion de la montagne en cours de surrection (ph19).

Les premiers mouvements dans cette partie de la chaîne datent du Bégudien (Campanien), les derniers du Danien.la surrection s’est effectuée sur une durée d’environ 20 MA et s’est terminée avec la fin du chevauchement vers 40 MA (Bartonien).

La disposition en éventail syntectonique des brèches et argilites daniennes montre que leur dépôt s’est fait pendant la surrection et le chevauchement du massif. Le chevauchement vers le sud redresse les couches les plus anciennes au fur et à mesure de sa progression (ph20).

Les photos 21,22,23 montrent le chevauchement du massif sur l’éventail de brèches daniennes.

Outre ce chevauchement  (supérieur), il y en a un autre (inférieur) au niveau des argilites du Montien (Sélandien) qui sont chevauchées par les argilites (plaine d’inondation) du Danien qui présentent une schistosité et des crochons bien visibles (ph24).

Les blocs qui sont posés au sommet de l’éventail de brèches (ph22) sont des blocs tombés au quaternaire. Il en est de même pour les conglomérats de l’oppidum d’Untinos (ph25) qui reposent en discordance sur les couches verticalisées du Danien. Ces observations montrent le recul de la falaise par érosion régressive depuis 2MA.

Autres indices du chevauchement :

Les couches verticalisées (ph26) du Danien, du Rognacien (chenal redressé ph27) et du poudingue de la Galante qui présente une surface aplanie portant encore, par endroits, des enduits de calcite en escaliers descendants vers le sud (ph28). C’est le reliquat d’un miroir de faille indiquant qu’une masse s’est déplacée au dessus du poudingue de la Galante (chevauchement).

La partie Ouest :

-secteur de Roquehautes.

Près du parking de l’Aurigon, la brèche danienne à matrice argileuse orangée alterne avec les argilites. Les bancs montrent une variation de pendage. Presque horizontaux vers le sud (ph29), avec des chenaux, ils ont un pendage de plus en plus verticalisé et même un peu renversé vers le nord (ph30). C’est encore une disposition en éventail syntectonique. Le pendage des couches a été accentué pendant le chevauchement des brèches daniennes, elles aussi.

Ces brèches daniennes provoquent dans les alternances de brèches et argilites redressées, une schistosité de fracture bien visible dans les argilites (ph31): conséquence du chevauchement des Harmelins (ph32, 33).

La montée vers le refuge Cezanne offre un beau panorama sur la Ste Victoire. Le chemin traverse des argilites  (ph34) puis des calcaires sombres (ph35) qui les recouvrent, d’âge rognacien, le tout fortement penté vers le sud. Dans la descente vers Roquehautes le chemin traverse des  calcaires sombres (ph36) à gastéropodes lacustres du Rognacien (ph37), des niveaux marneux à forte teneur en matière organique, fortement pentés vers le nord et des calcaires blancs lacustres du Rognacien (ph38). Le chemin a donc traversé l’anticlinal des Harmelins.

Dans le virage qui suit, l’extrémité de la crête du marbre constituée de brèches bégudiennes (plus âgée), vient chevaucher l’anticlinal des Harmelins (ph38, 39).

En allant 4 vers Bimont, on peut compléter les observations : 

-- les oeufs de dinosaures dans le Rognacien (40, 41)

--les cônes alluviaux superposés du Rognacien (ph42) et la surface d’érosion anté danienne sous Baou Roux témoins de l’érosion de la chaîne au cours de sa formation.

--une vue  globale incluant la faille oligocène qui abaisse dans le Rognacien les brèches daniennes (ph43).

-secteur Tholonet-Zola

Au nord du village, la colline est constituée de brèches daniennes dont les bancs sont pentés vers le sud, du côté Est (ph44).

En regardant vers l’ouest, vers la petite mer, les pendages sont inversés et les brèches daniennes sont chevauchées par l’ensemble des 3 brèches (bégudiennes, rognaciennes, daniennes-ph45, 46).

Une incursion entre le Tholonet et le barrage Zola nous permet de voir, outre les faciès à microcodium des argilites du Danien (ph47) et ceux du miocène marin, la surface d’érosion anté miocène (ph48,49) abaissée par rapport à la Ste Victoire par les failles normales oligocènes du cortège de la faille d’Aix (NNE/SSW) et une faille bien visible grâce à son miroir préservé (ph50).

 

 

 

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